Un rançongiciel chiffre les fichiers et les serveurs d'une entreprise, puis exige une rançon. Les PME sont des cibles fréquentes, car souvent moins protégées. Voici sept mesures qui réduisent fortement le risque et les conséquences d'une attaque.
1. Des sauvegardes isolées et testées
Appliquez la règle 3-2-1 : trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une hors site. Au moins une copie doit être déconnectée ou non modifiable, pour que l'attaquant ne puisse pas la chiffrer. Et surtout, testez régulièrement la restauration.
2. La double authentification partout
Messagerie, accès à distance, outils d'administration : la double authentification empêche l'utilisation d'un mot de passe volé, qui reste l'une des portes d'entrée les plus courantes.
3. Des mises à jour automatiques
Les attaquants exploitent des failles connues. Systèmes, navigateurs, pare-feu et logiciels métier doivent être mis à jour rapidement, idéalement de façon centralisée.
4. Un EDR plutôt qu'un simple antivirus
Un EDR analyse le comportement des programmes et peut bloquer un chiffrement en cours, puis isoler le poste touché. C'est une protection bien plus efficace face aux attaques récentes.
5. Des droits limités au strict nécessaire
Un utilisateur ne doit pas travailler avec un compte administrateur. Limiter les droits et cloisonner le réseau freine la propagation d'une attaque.
6. Des collaborateurs sensibilisés
La plupart des attaques commencent par un e-mail piégé. Des formations courtes et des exercices de faux phishing apprennent à repérer les signaux d'alerte.
7. Un plan de réaction prêt à l'emploi
Qui prévenir, comment isoler les machines, où sont les sauvegardes : écrire ces réponses à l'avance fait gagner un temps précieux. Le site public cybermalveillance.gouv.fr propose également une assistance aux victimes.